23 mai 2009 – Mali – Pays dogon
Mon premier contact avec les Dogons s’est fait voici quelques mois à Conakry, avec l’achat auprès d’un antiquaire malien d’une pharmacie traditionnelle dogon, magnifiquement travaillée. L’envie de mieux connaître ce peuple, un peu mythique en Afrique de l’ouest.
Membres de la grande famille mandingue, les Dogons auraient quitté le nord de l’actuelle Guinée dès le XIe siècle, fuyant la progression de l’Islam. Ils se sont fixés en un chapelet de petits villages égrenés au pied ou sur le fil de la longue falaise rocheuse du centre de l’actuel Mali, chassant les Telmés et les Pygmés qui y vivaient déjà. A l’époque, la forêt couvrait la plaine courant jusqu’à l’actuel Burkina Faso. Depuis lors, elle a été décimée par l’activité humaine et la désertification. D’où ce sable aux couleurs fauves, superbe mais menaçant.
Agriculteurs, chasseurs ou forgerons, les Dogons cultivent des traditions culturelles très fortes et hermétiques aux non-initiés, y compris africains. Une seule bonne manière de les apprivoiser: la marche à pied de village en village, accompagné d’un guide local et beaucoup de précautions comportementales.
En quatre jours, j’ai visité une petite dizaine de villages et rencontré un seul touriste occidental. Aucune bourgade ne ressemble à ses voisines, en dépit des similitudes architecturales. Chacune donne lieu à une aventure sociale, au gré des gens connus. Beaucoup de très bonnes rencontres, trop longues à conter de quelques coups de plume.
Bien à Vous,
Bertrand
















